Edito: Une histoire de promesses
le lundi 23 Novembre 2009

"Suppression du DIC = des clubs et des emplois en danger. L'Etat doit respecter sa parole
!" Tel était le message déployé sans aucune honte par le club et ses
joueurs avant le coup d’envoi. En parlant de « respecter » ses promesses, il est
vrai que le club stéphanois, des présidents aux joueurs, peut d’ailleurs se
permettre de donner des leçons …
Alain Perrin a énormément
de questions, mais pas les réponses. Voilà ce qui est principalement sorti de la
conférence de presse hier. Ce qui ne laisse évidemment rien augurer de bon. En perdant
une cinquième fois en huit matches à domicile, on dirait bien que les Verts se sont
donné les moyens de leur nouvelle ambition : le maintien. Une nouvelle saison galère
s’annonce, alors qu’on nous promettait le « Top 5 » sous peu. Et même
le titre, en s’enflammant un peu. Et que dire de l’attitude des joueurs
stéphanois, qui n’ont bien sûr pas rechigné à prendre la pose pour
défendre leurs avantages fiscaux, avant d’offrir à leurs supporters, qui eux ne
bénéficient d’aucune espèce de réduction pour aller voir leurs
protégés, une parodie de football. Le public stéphanois n’a jamais
demandé la lune, bien heureusement pour lui, juste un minimum de décence dans
l’attitude des joueurs, et un peu de dignité sur le terrain. « Lorient
mériterait un public, le Stade Geoffroy Guichard une équipe » écrivait ce
matin Le Progrès dans un bon billet d’humeur.
Alors certes, on pourra toujours dire que l’équipe mériterait mieux sur le
papier. Mais le papier ne vaut quasiment rien, il n’y a qu’à regarder le
classement. Valenciennes, Lorient, Auxerre et Montpellier sont tout en haut. Tout se décide
sur le terrain, et tout est question de compétence, qu’elle soit dans le sportif, la
gestion, la préparation, ou même le domaine médical. Les Verts font finalement
un peu penser à l’équipe nationale : beaucoup de promesses, justement, mais rien
de concret. Un gros potentiel, dit-on bien souvent, comme on l’entend aussi pour les Bleus.
Personne ne l’a jamais vu, mais personne ne doute de son existence.
Mais la semaine prochaine, au Mans, c’est
déjà un premier match couperet pour le maintien que joueront les Stéphanois. Et
si seulement Bergessio avait la bonne idée de nous offrir la victoire de sa main gauche, on
imagine bien qu’aucun supporter digne de ce nom ne viendrait gueuler pour refaire le
match.
Anthony
|